L'Arbre Sacré

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 Le diable, figure symbolique des instincts non maîtrisés

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Kutnahorum
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MessageSujet: Le diable, figure symbolique des instincts non maîtrisés   Mer 30 Mai - 1:05

Le diable, Satan, Lucifer, le démon, a mauvaise presse. Ce serait l'ennemi du genre humain. Ce serait un être à part entière, une influence qui nous tente, qui nous pousse à faire le mal. Cette tentation ne viendrait donc pas de nous, mais de l'extérieur, on n'en serait donc pas responsable. Mais parfois coupable.





Déjà, que serait le mal ?


Sans rentrer dans les détails - car il y aurait beaucoup à dire - je ne crois pas à un principe moral de mal opposé au bien.

Qui déciderait de ce qui est bien et de ce qui est mal ?
Quelqu'un d'autre que nous, en tous cas.
Car la morale est une création humaine, destinée à asservir subtilement.
La vie, l'univers, ne sont ni bien ni mal. Quand un animal en tue un autre, dans la nature, ce n'est ni bien ni mal. C'est dans l'ordre des choses, dans la nature de ces animaux.


Le mal, c'est faire mal, ou se faire mal, parce qu'on a mal. Dans le but de se faire du bien - à tort.
Le mal serait donc du bien détourné, puisque l'objectif est de se faire du bien. C'est pour cela que l'on parle de maladresse. L'intention est bonne, mais pas les conséquences de l'acte.
C'est pour cela aussi que l'on dit que l'Enfer est pavé de bonnes intentions.


Le mal en tant que principe moral ou métaphysique, et le mal en temps que douleur, forment un seul et même mot.
Le mal serait donc synonyme de douleur. Douleur qui résulte d'une maladresse. La douleur, c'est quand on n'est pas en accord avec notre vraie nature.


Car selon moi, la césure, ce qui engendre la douleur, ne se situe pas dans une dichotomie entre le bien et le mal, mais entre ce qui est en accord avec notre nature véritable et ce qui ne l'est pas.
Il s'agit de notre être profond, de qui nous sommes vraiment, de qui nous sommes destinés à devenir (ou à redevenir), et non de qui nous croyons être ou paraissons être.

Lorsque nous sommes en accord avec nous-même, nous ne pouvons infliger de douleur ni aux autres ni à nous-même.





Dans le tarot, la lame XV, le diable, est synonyme, du moins en positif, si la conscience est suffisamment importante, de plaisirs de la vie, de sensualité et de prospérité.
Mais en négatif, il tend vers la perversité, la lubricité, la violence, la soif de richesses, les addictions, etc.





Le diable est un archétype, une figure de l'inconscient collectif.
Pour moi, le diable symbolise avant tout nos instincts animaux.
Si nous sommes tentés par nos bas instincts, qui peuvent nous pousser à commettre des actes douloureux pour nous ou pour les autres, nous disons parfois que nous sommes tentés par le diable, ou attaqués par le mal.
Nous sommes en réalité tentés par nous-même, par une force en nous, par nos instincts animaux.


Ces instincts ne sont d'ailleurs pas seulement ce qui nous pousse à faire mal.
C'est une énergie qui nous est nécessaire, qui peut apporter la joie, peut aider à communier avec la nature, à savourer la vie.

En effet, le diable est une création du christianisme. Ou plutôt, un détournement.
Les divinités païennes et figures mythologiques antiques, comme les dieux cornus celtiques ou les satyres grecs à pieds de boucs, ont été, au sens propre, diabolisés par l'Eglise.
Les esprits de la nature sont devenus mauvais, car notre nature se devait d'être réprimée.





Il ne s'agit donc pas de haïr le diable, de le craindre, de le repousser, ni non plus de le vénérer, mais de le maîtriser. D'abord en le voyant comme il est, en l'affrontant, en l'acceptant, et en ne le prenant pas au sérieux.

Comme il symbolise nos instincts non-maîtrisés, ne pas être tenté par le diable, ne pas faire le mal, c'est donc ne pas se laisser submerger, dominer, posséder, par nos instincts.

En faire une force et non une faiblesse. Car sans maîtrise, la puissance n'est rien. Mais en l'espèce, cette puissance, ce sont nos instincts, c'est le diable.





Le diable est parfois représenté sous forme du dragon ou du serpent.
Ces créatures symbolisent des forces chtoniennes, terriennes et souterraines.





Le serpent évoque la kundalini du yoga, cette énergie venue de la Terre, qui monte en nous, mais qui peut nous submerger et même nous détruire si elle n'est pas maîtrisée.





Tout cela a donc à voir avec nos instincts animaux...


Le diable, en grec, c'est celui qui sépare.
Il serait donc l'ego, qui divise.
Ce qui rejoint les instincts non-maîtrisés, puisque ceux-ci nous poussent à consommer, dominer, posséder, enfermer, détruire, etc.


Cette condamnation de nos instincts animaux, cette diabolisation des forces de la nature, cette création de l'archétype du diable, par l'Eglise catholique, est également parallèle avec la méfiance de la femme, ou plutôt de la polarité féminine de l'âme humaine, de l'anima.

Car le christianisme est patriarcal, basé sur le péché originel, ce qui renvoie au duo formé par Eve et le serpent.

L'anima est en effet l'archétype de la Terre et des instincts de vie, tandis que l'animus (glorifié par l'Eglise, qu'elle voit incarné dans le Christ) est l'archétype du Ciel et de l'esprit.




Dernière édition par Kutnahorum le Mar 22 Jan - 16:02, édité 2 fois
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Nokomis

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MessageSujet: Re: Le diable, figure symbolique des instincts non maîtrisés   Dim 24 Juin - 18:59

J'aime ce passage du livre de Daniel Meurois Givaudan ( Wesak ) :

" Votre enfer , c'est vous !
Ce n'est ni un instrument ni un lieu mais l'état de votre coeur ! " study
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harimates

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MessageSujet: Re: Le diable, figure symbolique des instincts non maîtrisés   Sam 30 Juin - 1:23

Kutnahorum a écrit:
Le diable, Satan, Lucifer, le démon, a mauvaise presse. Ce serait l'ennemi du genre humain. Ce serait un être à part entière, une influence qui nous tente, qui nous pousse à faire le mal.

Si tu parles du diable en tant qu'entité angélique déchue, ce n'est pas vraiment l'ennemi du genre humain, selon les versions sa chute aurait d'ailleurs pour cause son trop grand intérêt, amour pour le genre humain.

Ensuite, si l'on parle bien d'ange, ou d'archange parce que bon, c'est pas l'ange de base non plus Smile , il n'a pas bénéficié du "libre arbitre", notre grand privilège. Il a été créé ainsi alors certes il a mauvaise presse mais ce n'est pas sa faute.

Néanmoins, une fois sa chute avéré, le poste qui lui a été confié n'en fait pas vraiment un ennemi non plus, le juge et le gardien de prison ne sont pas les ennemis de criminel.

Enfin, s'il est montré comme le "tentateur", c'est surtout parce qu'il est séduisant de suivre ce qu'il représente, faire ce qui nous plait sans se préoccuper des conséquences.

Franchement : "c'est le diable qui m'y a poussé!" N'est ce pas pitoyable comme excuse ?

Kutnahorum a écrit:
Déjà, que serait le mal ?
Qui déciderait de ce qui est bien et de ce qui est mal ?
Quelqu'un d'autre que nous, en tous cas.
Car la morale est une création humaine, destinée à asservir subtilement.
La vie, l'univers, ne sont ni bien ni mal.

Si nous parlons bien toujours de l'entité angélique déchu couramment nommée le Diable, Satan, Lucifer, Samaël, etc.

Le contexte même de son existence sous-entend Dieu ainsi que d'autres archanges qui représentent le "bien", la "morale" et d'autre valeur n'ayant aucune existence matérielle dans l'univers.

Donc à la question "qui décide", la réponse est forcément Dieu, ou du moins la personne qui à délégation sur ce domaine précis.

Ce qui donne au diable et au concept du mal une référence claire. Si tu ne suis pas les règles édictées par Dieu ou son représentant, tu seras puni par celui qui a chuté le plus bas et qui est devenu responsable du domaine infernal.

Après si morale est une création humaine, nous faisons abstraction de Dieu, du diable, des archanges et des anges. Ce qui perso, me convient très bien Smile


Kutnahorum a écrit:
Le mal en tant que principe moral ou métaphysique, et le mal en temps que douleur, forment un seul et même mot.
Le mal serait donc synonyme de douleur.

J'y vois plus là une subtilité du français qu'une réelle fusion des concepts. Dans une autre langue, la douleur et la malveillance n'ont rien en commun.

D'autre part, en tant que principe moral, le "mal" implique une intention ou une ignorance volontaire des règles du "bien". La maladresse, l'inadvertance, l'ignorance des conséquences potentielles et l'absence de conscience tend à remettre en cause les notions de "bien" et de "mal".


Kutnahorum a écrit:
Dans le tarot, la lame XV, le diable, est synonyme, du moins en positif, si la conscience est suffisamment importante, de plaisirs de la vie, de sensualité et de prospérité.
Mais en négatif, il tend vers la perversité, la lubricité, la violence, la soif de richesses, les addictions, etc.

Le diable est globalement synonyme d'instincts, de passion. Ce serait pour cet amour des instincts et des passions humaines que le Diable aurait déchu et bien évidemment, passion et instinct sont à double tranchant.

Kutnahorum a écrit:
En effet, le diable est une création du christianisme. Ou plutôt, un détournement.
Les divinités païennes et figures mythologiques antiques, comme les dieux cornus celtiques ou les satyres grecs à pieds de boucs, ont été, au sens propre, diabolisés par l'Eglise.

Une figure représentant l'adversaire et le destructeur des mondes existait déjà pré-christianisme. Les hébreux désignait plus le diable, satan avec un s minuscule, par sa fonction, celle d'accusateur, siégeant au tribunal céleste.

Satan, avec un S majuscule, qui personnifie une entité précise résulte plus de l'amalgame de différents mythes angélique, polythéistes et païens.

Et en effet l’église a profité de cet amalgame pour supprimer les traditions païennes tout comme elle s'est approprié les fêtes et symboles païens en les remplaçant par des fêtes et symboles chrétiens. Quitte à faire de nombreuse entorses à la notion même de monothéisme.


Le Diable a bien évidemment une grande valeur symbolique liée aux instincts, aux passions et aux diverses manières d'y succomber
mais, en tant que concept indissociable de l'enfer, il représente un contre-pouvoir et la promesse d'une punition pour ceux qui ne font pas l'effort de se maîtriser et de respecter les règles du "bien".

Comme je l'ai écrit plus haut, l'homme est la seule créature de Dieu à bénéficier du libre arbitre. Nous avons le pouvoir de nous élever vers la sphère céleste ou de chuter vers les profondeurs infernales et de faire des aller-retours !

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Kutnahorum
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MessageSujet: Re: Le diable, figure symbolique des instincts non maîtrisés   Sam 30 Juin - 5:00

harimates a écrit:

Si tu parles du diable en tant qu'entité angélique déchue, ce n'est pas vraiment l'ennemi du genre humain, selon les versions sa chute aurait d'ailleurs pour cause son trop grand intérêt, amour pour le genre humain.

Ensuite, si l'on parle bien d'ange, ou d'archange parce que bon, c'est pas l'ange de base non plus Smile , il n'a pas bénéficié du "libre arbitre", notre grand privilège. Il a été créé ainsi alors certes il a mauvaise presse mais ce n'est pas sa faute.
Il ne s'agit pas de mon opinion, mais de ce qui est le plus communément observable. C'est pour cela par exemple que j'ai employé le conditionnel.
Le terme de "mauvaise presse" correspond à la réputation de cet archétype, donc il ne saurait être question de "faute".
En outre, comme je l'ai indiqué, je vois le diable comme un symbole, un archétype, et non comme un individu.
Ce qui n'empêche pas qu'un symbole, a fortiori un archétype, est agissant, a un pouvoir sur nous.

Il n'en reste pas moins que par exemple au Moyen Age on désignait souvent le diable, pour ne pas le nommer, par la périphrase "l'ennemi du genre humain".

Partant de ce constat de départ sur l'image du diable, je donne en revanche ensuite mon opinion personnelle sur le sujet, ou plutôt ma compréhension.


harimates a écrit:
Néanmoins, une fois sa chute avéré, le poste qui lui a été confié n'en fait pas vraiment un ennemi non plus, le juge et le gardien de prison ne sont pas les ennemis de criminel.

Enfin, s'il est montré comme le "tentateur", c'est surtout parce qu'il est séduisant de suivre ce qu'il représente, faire ce qui nous plait sans se préoccuper des conséquences.

Franchement : "c'est le diable qui m'y a poussé!" N'est ce pas pitoyable comme excuse ?
Oui, je suis d'accord avec toi. (Sauf si on considère que le diable symbolise nos instincts, comme je l'ai montré après.)
As-tu lu la suite du post avant d'écrire ces passages ?
Car à vrai dire, il ne va pas du tout dans le sens que tu dénonces, mais plutôt dans ton sens.


harimates a écrit:
Si nous parlons bien toujours de l'entité angélique déchu couramment nommée le Diable, Satan, Lucifer, Samaël, etc.
De ce point de vue là, il s'agit en fait d'entités distinctes, qui ont des origines culturelles diverses, qui parfois se recoupent et se confondent, ou pas du tout.
C'est pourquoi je m'en suis tenu à l'archétype du diable, sans entrer dans toutes ces distinctions qui demanderaient d'écrire un livre, et tel n'était pas mon objectif.

harimates a écrit:
Le contexte même de son existence sous-entend Dieu ainsi que d'autres archanges qui représentent le "bien", la "morale" et d'autre valeur n'ayant aucune existence matérielle dans l'univers.

Donc à la question "qui décide", la réponse est forcément Dieu, ou du moins la personne qui à délégation sur ce domaine précis.

Ce qui donne au diable et au concept du mal une référence claire. Si tu ne suis pas les règles édictées par Dieu ou son représentant, tu seras puni par celui qui a chuté le plus bas et qui est devenu responsable du domaine infernal.
Après si morale est une création humaine, nous faisons abstraction de Dieu, du diable, des archanges et des anges. Ce qui perso, me convient très bien Smile
Si Dieu a donné le libre-arbitre à l'homme, il ne saurait y avoir de règles morales.
Chacun fait ce qu'il veut, absolument tout ce qu'il veut, Dieu continue à aimer même le pire des criminels. Car il sait qu'un jour il changera. Peut-être dans 1000 ans, mais Dieu a tout son temps.
En revanche, faire ce qu'on veut mais qui n'aille pas dans le sens de la vie, qui ne soit pas en accord avec notre nature, aura de toute façon des conséquences néfastes pour nous, sans que personne ait besoin de nous punir.
Si je fume 20 paquets de cigarettes par jour, personne ne va me punir, même pas Dieu, mais la nature/ma nature va me punir - sans qu'il y ait de connotation morale, c'est juste dans l'ordre des choses.
En revanche nous pourrons parfois avoir l'impression que quelqu'un d'autre que nous est responsable des conséquences néfastes pour nous de nos actes néfastes. Par manque de conscience là aussi, parce que ces conséquences ne peuvent pas toujours être clairement perceptibles.

De toute façon, si ces règles morales venaient de Dieu, pourquoi varieraient-elles autant d'un lieu à un autre et d'un temps à un autre ?
Et pourquoi l'homme se chargerait-il de punir ceux qui les enfreignent, au lieu de laisser Dieu le faire, si ces règles viennent de Dieu ?

harimates a écrit:
J'y vois plus là une subtilité du français qu'une réelle fusion des concepts. Dans une autre langue, la douleur et la malveillance n'ont rien en commun.
Oui, c'est vrai, mais je ne crois pas au hasard, il est tout de même significatif que "le mal", "avoir mal" et "maladresse" soient le même mot, et il serait difficile de croire qu'il n'y a aucune raison à ça.

harimates a écrit:
D'autre part, en tant que principe moral, le "mal" implique une intention ou une ignorance volontaire des règles du "bien". La maladresse, l'inadvertance, l'ignorance des conséquences potentielles et l'absence de conscience tend à remettre en cause les notions de "bien" et de "mal".
Cela correspond à un manque de conscience, et non effectivement à de mauvaises intentions.
La notion de maladresse place le mal non dans l'intention, mais en effet dans les conséquences.

Il n'empêche que le résultat est le même.
Si quelqu'un te coupe un bras sans faire exprès (voire en ayant de bonnes intentions), cela peut être plus nuisible que si quelqu'un te met une chiquenaude en ayant fait exprès.
D'où l'expression "L'Enfer est pavé de bonnes intentions".

harimates a écrit:
Une figure représentant l'adversaire et le destructeur des mondes existait déjà pré-christianisme. Les hébreux désignait plus le diable, satan avec un s minuscule, par sa fonction, celle d'accusateur, siégeant au tribunal céleste.
Oui, mais il ne s'agit pas du tout de traditions païennes, avec lesquelles le christianisme est en rupture, mais bien plutôt de la tradition dont dérive le christianisme, donc rien d'étonnant à ça.

En tous cas tu as raison de rappeler l'étymologie de Satan.


harimates a écrit:
Et en effet l’église a profité de cet amalgame pour supprimer les traditions païennes tout comme elle s'est approprié les fêtes et symboles païens en les remplaçant par des fêtes et symboles chrétiens. Quitte à faire de nombreuse entorses à la notion même de monothéisme.
Tout à fait, mais il s'agit là d'un autre sujet (bien que connexe), qui mériterait à lui seul un topic à part entière (j'en avais d'ailleurs tenté un sur un autre forum).
L'Eglise a agi par superposition, tout comme ses institutions se sont calquées sur les institutions politiques romaines (surtout sur le plan territorial).

harimates a écrit:
Le Diable a bien évidemment une grande valeur symbolique liée aux instincts, aux passions et aux diverses manières d'y succomber
mais, en tant que concept indissociable de l'enfer, il représente un contre-pouvoir et la promesse d'une punition pour ceux qui ne font pas l'effort de se maîtriser et de respecter les règles du "bien".
D'un autre point de vue, on peut aussi dire que l'Enfer, plutôt qu'une punition, constitue, quand même pas une récompense, mais une seconde chance, à valeur initiatique.
La souffrance n'a-t-elle pas des vertus pédagogiques et rédemptrices ?
Sans compter que du plaisir à la souffrance et inversement, il n'y a souvent qu'un pas...

Les tièdes ne vont pas en Enfer, ils n'intéressent ni Dieu ni le diable, leur sort est bien pire.
On pourrait presque dire que l'Enfer, ça se mérite ! Laughing

harimates a écrit:
Comme je l'ai écrit plus haut, l'homme est la seule créature de Dieu à bénéficier du libre arbitre. Nous avons le pouvoir de nous élever vers la sphère céleste ou de chuter vers les profondeurs infernales et de faire des aller-retours !
Tout à fait.
Les anges n'ont pas le libre arbitre. Et leur état ne peut pas s'améliorer.

J'ajouterais qu'on valorise toujours l'ange par rapport au démon, en tant que symbole absolu du bien et de la perfection.
Mais l'ange est stérile et même asexué, il ne connait pas les plaisirs de la chair de toutes sortes, et ne peut rien créer (à tous les sens du terme).
En outre, il vole au-dessus de la Terre, on pourrait le voir comme éthéré, il plane, et comme se plaçant au-dessus des autres.

Et puis, les valeurs du bien, appliquées de façon extrême et qui plus est de façon absolue, et sans les émotions humaines, peuvent mener à quelque chose de... totalement inhumain (dans l'horreur). Certes sans aucune mauvaise intention, bien au contraire, mais avec des conséquences très violentes.



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